Les chiens de Riga, Henning MANKELL
Les chiens de Riga Henning MANKELL
<< Les hommes armés prirent place sur le toit. Putnis s'avança lentement vers eux. Son visage était grave. Wallander sentit les ongles de Baiba s'enfoncer dans sa paume. Il ne peut tout de même pas ordonner à ses hommes de nous abattre ici, pensa-t-il avec désespoir. Ou bien? Il se rappela Inese. La terreur le submergea. Il s'aperçut qu'il tremblait de tout son corps.
Puis un sourire éclaira le visage de Putnis. Dans un état de confusion totale, Wallander vit que ce n'était pas le sourire d'un fauve, mais d'un homme bienveillant.
- Ne soyez pas effaré, monsieur Wallander. Vous semblez croire que c'est moi qui suis à l'origine de tout ceci. Mais je dois dire que vous n'êtes pas quelqu'un de facile à protéger...
Le cerveau de Wallander cessa de fonctionner. Il n'y eut plus qu'un grand vide. Puis il pensa qu'il avait eu raison malgré tout. Ce n'était pas Putnis. Et la troisième hypothèse était correcte. L'ennemi de l'ennemi avait veillé sur eux. Soudain tout lui parut clair. Son jugement ne l'avait pas trahi. Il tendit la main gauche pour serrer la main de Putnis, qui sourit. >>
Les chiens de Riga, Henning MANKELL, ed.Seuil Policiers, p.250

Commentaires