Santana Danilo ARONA
SANTANA Danilo ARONA
<< Sta per arrivare un Santa Ana, gemente e tormentoso, di quelli che si portano dentro fuoco e sabbia, incendiando il chaparral e buttandosi giù dai passi di San Gorgonio e di Cajon. Di quelli che fanno scaturire dal nulla apocalittiche tempeste lungo la route 66 e che rovesciano sulle dune i choppers e i fuoristrada degli improvvisati pionieri del sogno americano.
Di quelli che prosciugano l'altopiano, le colline e i tuoi nervi con la stessa scientifica efficacia. Che ti lanciano la sabbia del Mojave sulla faccia con tanta ferocia che poi scopri di sanguinare . Che strappano dal suolo la gente troppo magra e fanno morire i ciccioni di embolia. Che provocano inspiegabili scontri frontali fra automobili i cui commandi hanno misteriosamente cessato di funzionare a venti secondi dall'impatto. Di quelli che uccidono gli asmatici e gli allergici per dispnea.
Vento del diavolo, crudele e devastatore. Domani mattina sapremo che quei bagliori lassù, oltre Los Angeles, hanno spazzato via esistenze, progetti, affetti. Carne umana. Otto pompieri morti bruciati a Gorgonio Road. Fuoco e vento che avanzano con tanta energia dirompente da rimbombare per chilometri come un terremoto del nono grado della scala di Mercalli. >>
Santana Danilo ARONA, ed.Perdisa, p.78-79
traduction:
<< On attend l'arrivée d'un Santa Ana, plaintif et tourmenté, de ceux qui portent en eux feu et sable, incendiant le chaparral et dégringolant des cols de San Gorgonio et de Cajon. De ceux qui font surgir du néant des tempêtes apocalyptiques sur la route 66 et qui renversent sur les dunes les choppers et les 4X4 des pionniers improvisés du rêve américain.
De ceux qui assèchent le haut-plateau, les collines et vos nerfs avec la même efficacité scientifique. Qui vous jettent le sable du Mojave au visage avec une telle férocité que vous vous apercevez ensuite de saigner. Qui arrachent du sol les gens trop maigres et font mourir les gros d'embolie. Qui provoquent d'inexplicables chocs frontaux entre des automobiles dont les commandes ont mystérieusement cessé de fonctionner vingt secondes avant l'impact. De ceux qui tuent les asthmatiques et les allergiques par dyspnée.
Vent du diable, cruel et dévastateur. Demain matin nous apprendrons que ces lueurs, là-haut, de l'autre côté de Los Angeles, ont balayé des existences, des projets, des liens d'affection. Chair humaine. Huit pompiers morts, brûlés à Gorgonio Road. Feu et vent qui avancent avec une telle énergie d'envahir qu'ils résonnent sur des kilomètres comme un tremblement de terre au degré neuf de l'échelle de Mercalli. >>

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